L'harmonium français
Revue semestrielle L'harmonium français

Achat de ce numéro

15 euros

Tarif pour la France

Achat de ce numéro

25 euros

Tarif pour les pays étrangers

L’harmonium français

  N°14

juin 2014

Découverte et restauration d’un « TABLEAU-SOLFEGE » - DUMONT & Cie SUCrs

(François Dupoux)

Sommaire du N°14

juin 2014

Cet article présente la restauration d’un exemplaire d’une des nombreuses « inventions » originales de Léon Célestin Dumont, facteur d’harmoniums aux Andelys (Eure). Si l’intérêt musical d’un tel instrument ne peut qu’être limité, sa valeur documentaire est remarquable du point de vue de la relation qui pouvait exister entre les fabricants d’instruments et la pédagogie musicale de l’époque.

Présentation d’un harmonium Martin de Provins & Bourlet à deux claviers

(Thierry Correard)

Beaucoup moins connu chez les harmoniumistes que les célèbres Debain, Alexandre ou encore Mustel, Alexandre Martin appelé encore Martin de Provins est un facteur dont la production reste confidentielle. Pourtant la facture d’harmonium lui doit quelques perfectionnements dont la fameuse percussion qui fit en son temps la renommée de notre facteur. Après quelques éléments biographiques qui permettront peut-être de mieux comprendre une production qui reste énigmatique, nous allons présenter un harmonium à deux claviers hors norme sorti de l’atelier de ce facteur dont la particularité réside dans la conception inhabituelle de son deuxième clavier dont il est difficile de cerner la motivation.

Les Charakterstücke für Harmonium op. 148 de Friedrich Oskar Wermann

ou un autre regard sur l’harmonium en Allemagne

(Olivier Schmitt)

Oskar Wermann (1840-1906) est l’un de ces noms aujourd’hui oubliés des mélomanes. Formé auprès des plus grands maîtres allemands de la période romantique, il a pourtant eu une influence considérable sur la vie musicale de son temps, en particulier à Dresde et Leipzig. Son œuvre touche à presque tous les domaines mais a été éclipsée par la production des compositeurs de la génération suivante : Sigfrid Karg-Elert et Max Reger. C’est justement son esthétique « traditionnelle », qui doit à Mendelssohn et Schumann, qui nous intéresse ici, dans ce qui semble être son unique recueil destiné à l’harmonium seul : les Charakterstücke op. 148.

N°4 : Sabbatruhe

N°1 : Festmarch

N°2 : Bitte

N°3 : Stilles Glück

Extraits musicaux illustrant l'article

N°5 : Ballade

N°6 : Sondebare Geschichte

N°10 : Träumerei

N°7 : In Schwerem Leid

N°8 : Dankgebet

N°9 : Fröliche Wanderung

N°11 : Abendruhe

N°12 : Erinnerung

Si le piano demeure l’instrument privilégié des salons, un autre instrument, l’harmonium, a été conçu dès son origine, dans les années 1840, exclusivement pour ceux-ci. Il connut à la fois une importante estime musicale en même temps qu’un succès commercial et industriel. Dès lors, il était naturel d’associer deux instruments qui voisinaient souvent dans la même pièce. Le répertoire est composé de nombreuses transcriptions, dont le but n’est pas différent de celles réalisées pour le piano à quatre mains, mais avec une dimension orchestrale plus développée liée à la diversité des timbres de l’harmonium, à ses sons tenus remplaçant les vents, et surtout à l’expression puisque c’est le seul instrument polyphonique réellement expressif. Parallèlement, des partitions originales virent le jour, dont  les Six Duos, op. 8 de Camille Saint-Saëns (1858) et Prélude, fugue et variation de César Franck (ca1864) aux côtés de nombreuses pages de Bizet, Lefébure-Wely, Widor,  Guilmant, etc. Le violon et le violoncelle pouvaient s’associer à cette formation pour renforcer l’illusion symphonique et véritablement faire entrer l’orchestre au salon. L’étude de ce répertoire particulier, abondant mais encore méconnu aujourd’hui, permet d’éclairer le rôle que l’harmonium a pu jouer dans la France du Second Empire, et de mieux cerner une pratique musicale bien singulière.

Retour à la page d'accueil

L'association du piano et de l'harmonium pendant le Second Empire

(Emmanuel Pélaprat)